Frise chronologique
1594
Acquisition par Jean de Vienne
Acquisition par Jean de Vienne
1594 (≈ 1594)
Date probable de son achat.
1595
Acte notarié
Acte notarié
1595 (≈ 1595)
Désignation d'un fonder de pouvoir.
1610
Mariage de François de Brons
Mariage de François de Brons
1610 (≈ 1610)
Transmission à la famille de Brons.
milieu du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Période supposée de l'édification de l'hôtel.
vers 1860
Vente au marquis de Maleville
Vente au marquis de Maleville
vers 1860 (≈ 1860)
Changement de propriétaire.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel ou maison Renaissance : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Jean de Vienne - Contrôleur général des finances |
Propriétaire et commanditaire des décors. |
| François de Brons - Écuyer et seigneur |
Propriétaire après 1610. |
| Antoine de Vayssières - Fonder de pouvoir |
Beau-frère de Jean de Vienne. |
| Bertrandine de Vienne - Sœur de Jean de Vienne |
Épouse d'Antoine de Vayssières. |
| Marquis de Maleville - Acquéreur vers 1860 |
Dernier propriétaire notable. |
Origine et histoire
L’hôtel de Vienne, aussi appelé hôtel de Maleville ou hôtel de Brons, est un monument emblématique de Sarlat-la-Canéda, en Dordogne. Bien que son nom soit associé à Jean de Vienne, contrôleur général des finances sous Henri IV, il n’en est pas le constructeur initial. L’hôtel résulte de la réunion de trois maisons préexistantes, dont certaines parties, comme les ogives du rez-de-chaussée, remontent au Moyen Âge. Son style architectural, notamment la tour noble et les façades décorées, suggère une construction vers le milieu du XVIe siècle, période de prospérité pour Sarlat après la guerre de Cent Ans.
La propriété est devenue celle de Jean de Vienne à une date indéterminée, probablement après 1594, quand il fut nommé intendant et contrôleur général des finances. Il aurait commandité le décor de la façade sur la rue de la Liberté, ainsi que le portail d’entrée et les sculptures de la tour noble, dont une cheminée ornée d’un cerf couché entouré de chiens. Après sa mort, l’hôtel passa à François de Brons, écuyer du Quercy, par son mariage avec Bertrandine de Vayssières en 1610. La famille de Brons en resta propriétaire jusqu’à sa vente, vers 1860, au marquis de Maleville.
L’hôtel se distingue par son plan en U, formé autour d’une petite place, avec un pavillon central abritant une tour de six étages et un escalier à vis. La porte d’entrée, en plein cintre, est encadrée de colonnes et d’un entablement orné de médaillons, dont l’un représenterait Henri IV. À l’intérieur, une salle d’apparat au premier étage possède une cheminée monumentale aux solives apparentes, attribuée à Jean de Vienne. Classé monument historique en 1889, l’hôtel illustre l’architecture Renaissance adaptée à une structure médiévale préexistante.